Le Journal d’un fou

de Nicolas Gogol

Le Journal d’un fou

Auxence Ivanov, petit fonctionnaire de la Russie tsariste du début du 19e siècle, décide de commencer un journal intime. Le fait est qu’il a eu l’occasion d’assister à un phénomène étonnant : il a surpris un dialogue entre deux chiens.
Plus déconcertant encore, un de ces chiens appartient à la jeune femme dont il est secrètement amoureux, et qui est accessoirement la fille de son directeur, homme qu’il vénère et envie à la fois.
A partir de là, au fil de ses journées solitaires, sans nous laisser la possibilité de savoir s’il a ou non rêvé cette conversation, il va graduellement nous introduire dans son monde. Un monde qu’il remplit petit à petit de rêve, jusqu’à un complet détachement d’avec la réalité (la nôtre pas la sienne), en pensant qu’il est le roi d’Espagne.

Traité sur un mode comique, c’est donc l’histoire de cet homme, qui pourrait être vous ou moi, qui fait un peu partie de nous, cet homme, ce Monsieur Tout-le-monde qui, à force de frustrations, arrivé au bout de lui-même, ne peut plus que se tourner vers l’imaginaire.
Il préfère donner vie à ses histoires. Actuellement, on dirait schizophrène, à l’époque on disait juste fou et l’on vous internait.
Auxence Ivanov se pose finalement cette question fondamentale que nous nous sommes tous posée un jour ou l’autre :
Pourquoi suis-je ce que je suis ?
Pourquoi ne suis-je pas né roi ?
C’est la lente plongée de cet homme vers ce que les autres nomment la folie, mais qui est pour lui l’unique échappatoire.

Durée : 60 min
Distribution : mise en scène d’Olivier Costa
Comédien : Olivier Costa